Ateliers scientifiques en plein air : la cour d’école devient un labo
Parfois, le meilleur laboratoire est juste à côté de la porte. Dans la cour d’école, un parc ou un espace naturel près de l’école, les élèves observent le vivant là où il vit vraiment. Voici comment fonctionnent les ateliers en plein air de Profaqua et comment en planifier un.
Pourquoi faire des sciences dehors
L’apprentissage en plein air est reconnu pour ses nombreux bienfaits : il favorise la concentration, stimule la créativité, encourage l’activité physique et renforce le bien-être des élèves. Il développe aussi le respect de l’environnement tout en donnant un vrai sens à ce qu’ils apprennent en classe.
Pour les sciences, le plein air ajoute ce qu’aucune classe ne peut offrir : le vrai. Un arbre qui raconte son âge, des insectes sous une bûche, des oiseaux qui répondent à un appel, des feuilles disparues depuis l’hiver. Les élèves ne regardent pas l’image d’un phénomène : ils le trouvent.
Six thèmes à explorer dehors
Arbres
Les élèves déterminent l’âge des arbres en comptant leurs cernes, manipulent des cônes de sapin baumier et vérifient ce qui arrive à la sève quand l’écorce est blessée. De la 3e à la 7e année. Voir l’atelier.
Fleurs
Les élèves dissèquent une vraie fleur pour découvrir comment elle se reproduit, et apprennent que les peuples autochtones de ce qui est aujourd’hui le Canada utilisaient plus de 1 000 plantes différentes. De la maternelle à la 8e année. Voir l’atelier.
Insectes
L’anatomie des insectes et des arachnides, une belle collection à manipuler et l’histoire d’une herbe sacrée contre les moustiques. De la maternelle à la 4e année. Voir l’atelier.
Oiseaux en milieu naturel
Une sortie de deux heures avec un naturaliste d’expérience, des jumelles et des feuilles d’observation, et la légende de l’oiseau-tonnerre de la côte nord-ouest. De la 3e à la 6e année. Voir l’atelier.
Plantes printanières en milieu naturel
Une balade de deux heures pour observer des plantes printanières de la Colombie-Britannique, comme la sanguinaire et le trille rouge. De la 3e à la 7e année. Voir l’atelier.
Vie souterraine
Où sont passées les feuilles enfouies sous la neige? Les élèves deviennent détectives, puis observent les coupables de près : acariens, collemboles et vers de terre. De la maternelle à la 8e année. Voir l’atelier.
Quand et où
Pour profiter des conditions extérieures, les ateliers en plein air sont offerts en septembre, en octobre, en mai et en juin. Ils ont lieu dans la cour d’école, un parc ou un espace naturel près de l’école : pas d’autobus à réserver.
Et si le temps se gâte? L’activité est adaptée et se déroule à l’intérieur de l’école. Le plaisir d’apprendre ne dépend pas de la météo.
Automne ou printemps?
Les deux saisons conviennent, et chacune a ses découvertes.
- Septembre et octobre : les arbres, les feuilles tombées et la vie souterraine qui les décompose, un bon départ pour une séquence sur les écosystèmes.
- Mai et juin : les plantes printanières, les fleurs, les insectes et les oiseaux qui reviennent avec le beau temps.
Visiter le même endroit à l’automne, puis au printemps, permet aux élèves de comparer ce qui a changé, et pourquoi.
Ce qu’il faut prévoir
- Des vêtements adaptés à la météo et des chaussures fermées pour chaque élève.
- Un endroit dans la cour ou au parc voisin, et le trajet pour s’y rendre.
- Un local à l’intérieur en cas de pluie.
- Si possible, quelques adultes pour accompagner le groupe lors des sorties en nature de deux heures.
Dites-nous à la réservation où vous aimeriez que l’activité ait lieu, et nous confirmons les détails ensemble.
Confort et sécurité dehors
Un bon atelier en plein air commence avec des élèves à l’aise. Vérifiez la météo la veille et rappelez aux familles les vêtements, la casquette en juin et la bouteille d’eau. Les chaussures fermées sont essentielles sur un terrain inégal.
Signalez-nous à la réservation toute allergie dans le groupe, surtout aux piqûres d’insectes ou aux plantes, ainsi que tout élève qui a besoin d’un soutien particulier pour se déplacer dehors. L’animateur adapte le trajet et l’activité, et les règles de sécurité habituelles de l’école s’appliquent tout du long.
Enfin, convenez d’un point de rassemblement et d’un signal pour regrouper la classe. Dehors, le signal utilisé en classe fonctionne le mieux : les élèves le connaissent déjà.
Tarifs et financement
Les ateliers en plein air commencent à 205 $ pour 60 minutes et à 256 $ pour 75 minutes, selon un minimum de deux classes par jour. Les sorties en nature de deux heures, Oiseaux et Plantes printanières, commencent à 410 $. TPS et TVP en sus. Voir tous les tarifs.
Plusieurs ateliers en plein air relient les sciences au territoire et aux savoirs autochtones. Dans les écoles francophones, cette dimension peut en faire une bonne piste pour un projet PassepART, selon ses critères. Les écoles d’immersion et de Core French peuvent se tourner vers Canadian Parents for French.
De retour en classe
Ramenez le plein air à l’intérieur : une carte de la cour avec les découvertes des élèves, un herbier de classe, une liste d’oiseaux qui s’allonge au fil de la saison, ou une comparaison entre l’automne et le printemps. Le même endroit visité deux fois dans l’année raconte une histoire dont les élèves se souviennent.
Que se passe-t-il s’il pleut?
L’activité est adaptée et se déroule à l’intérieur de l’école.
Faut-il une forêt près de l’école?
Non. La cour d’école ou un parc voisin suffit pour la plupart des ateliers. Les sorties en nature de deux heures utilisent les milieux naturels proches de l’école.
Les ateliers en plein air sont-ils en français?
Oui, entièrement, comme toutes les activités de Profaqua.
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